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Exercice 4 D’auto Compassion : Les 3 Chaises Révélatrices

Exercice 4 d’auto compassion : les 3 chaises révélatrices

Pour accéder aux précédentes pratiques  :

  • Exercice 1 : Comment prendre soin de soi avec l’auto compassion ?, cliquez ici 
  • Voici un 2e exercice pour pratiquer l’auto compassion, cliquez ici
  • Exercice 3 : Explorer l’auto compréhension par l’écriture, cliquez ici

 

Comment trouver les outils pour faire régner l’auto compassion et mieux faire face à son humanité et ses vulnérabilités ? Dans cette perspective, je vous laisse découvrir ce qui suit. 

Cet exercice s’inspire du travail du thérapeute de Gestalt : Leslie Greenberg.

Dans cet exercice, vous allez vous asseoir sur des chaises différentes afin d’entrer en contact avec différentes parties de vous-même, souvent contradictoires, en éprouvant comment chaque partie se sent dans le moment présent.

Pour commencer, mettez trois chaises vides, de préférence dans une disposition triangulaire.

Ensuite, réfléchissez à une question qui vous trouble souvent, et qui suscite souvent une auto-critique sévère. Désignez :

– une chaise correspondant à la voix interne auto-critique,

– une chaise à la voix de la partie de vous qui se sent jugé et critiquée,

– et une autre à la voix d’un observateur sage et compatissant.

Vous allez jouer le rôle des trois parties de vous-même – vous, vous et vous. Vous pouvez vous sentir un peu idiot au début, mais vous pouvez être surpris de ce qui sort une fois que vous commencez à laisser vos sentiments s’exprimer librement.

1. Pensez à votre «question», puis asseyez-vous dans le fauteuil de l’auto-critique. Lorsque vous êtes assis, exprimez à haute voix ce que la partie autocritique de vous pense et ressent. Par exemple : « Je déteste le fait que tu sois toujours en train de gémir et que tu ne t’affirmes pas ». Notez les mots, le ton de la voix de la partie auto-critique et aussi quel est le sentiment : inquiétude, colère, auto-suffisance, exaspération ? Notez comment est votre posture corporelle : forte, rigide, droite ? Quelles émotions viennent en vous en ce moment ?

2. Asseyez-vous sur la chaise correspondant à la voix de la partie de vous qui se sent jugée et critiquée. Essayez d’entrer en contact avec la façon dont vous vous sentez critiqué. Puis verbalisez comment vous vous sentez, en répondant directement à votre critique interne. Par exemple, « je me sens tellement blessé par vous» ou «je me sens si peu soutenu ». Tout simplement exprimez ce qui vient dans votre esprit. Encore une fois, remarquez le ton de votre voix : Est-il triste, découragé, enfantin, effrayé, impuissant ? À quoi ressemble votre posture corporelle ? Êtes-vous abattu, affaissé, froncez-vous les sourcils ?

3.  Engagez un dialogue entre ces deux parties de vous-même pendant un certain temps, alternant entre la position de celui qui critique et de celui qui est critiqué. Essayez vraiment de vivre chacune de ces positions afin que chacune sache comment l’autre se sent. Permettez à chacune d’être entendue et d’exprimer pleinement ses vues.

4. Maintenant, occupez la chaise de l’observateur compatissant. Laissez exprimer votre plus profonde sagesse et adressez-vous à celui qui critique et à celui qui est critiqué. Qu’est-ce que votre moi compatissant dit à celui qui critique, qu’est-ce que cela lui inspire ? Par exemple : « Vous ressemblez beaucoup à votre mère » ou « Je vois que vous avez vraiment peur, et vous essayez de m’aider pour que je ne gâche pas ma vie ». Que dit votre moi compatissant à la partie de vous face aux critiques Par exemple, « Il doit être incroyablement difficile d’entendre de tels jugements sévères jour après jour. Je vois que tu souffres vraiment » ou « Tout ce que tu veux, c’est être accepté comme tu es. » « Essaie de te détendre, laisse ton cœur s’apaiser et s’ouvrir ». Quels mots de compassion surgissent naturellement ? Quel est le ton de votre voix ? Tendre, doux, chaud ? Quelle est votre posture corporelle – équilibrée, centrée, détendue ?

5.  Une fois le dialogue terminé (arrêtez chaque fois que vous vous sentez bien), réfléchissez à ce qui vient de se passer. La façon dont vous vous traitez a-t-elle évolué ? Avez-vous de nouvelles façons de penser à la situation qui sont plus productives et plus solides ? Vous pourrez vous y référer en posant l’intention de vous traiter d’une manière plus gentille et plus saine à l’avenir. Une trêve peut s’installer dans votre guerre intérieure. La paix est possible. Vos vieilles habitudes d’autocritique n’ont pas besoin de vous gouverner pour toujours. Ce que vous devez faire est d’écouter la voix qui est déjà là, même si elle est un peu cachée – votre sagesse intérieure, la compassion.

 

 

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